Menu

ConnexionInscription

Plaidoyer pour l’humain contre le projet post‑humain

Je rentre d’un voyage de dix jours.

Dix jours à travers des aéroports, des gares, des hôtels, des rues étrangères, où l’on voit défiler ces nouvelles silhouettes inhumaines, toutes déconnectées de la vie, toutes semblables dans leur différence affichée.

Partout, des scènes qui se répètent.

Des corps qui se déplacent, mais des visages absents. Des yeux vides. Des gestes réglés comme une chorégraphie répétée mille fois. Une manière d’être qui ressemble davantage à un rôle qu’à une présence.

Cette nouvelle façon d’exister m’a frappé par son caractère profondément faux, théâtral, comme si l’on jouait l’humanité plutôt que de la vivre.

Dans les cafés des grandes capitales, ils s’exhibent …

Dans les transports, aussi…

Sous les vêtements, on ne devine plus de qui s’agit-il !

Ce qui me frappe, ce n’est pas seulement cette théâtralité, c’est son universalité.

Que je me trouve à l’ouest ou à l’est, au nord ou au sud, je vois la même scénographie : genre affiché comme un logo, opinions formatées, danger…

Les cultures subsistent en apparence, mais une couche commune recouvre tout, celle d’une génération qui vit désormais dans une matrice hypercontrôlée où la perception de la réalité est fabriquée, administrée, orientée.

Partout, je vois les traces de ce conditionnement, cette façon d’inoculer nos sociétés les plus rigoureuses avec ce consentement tacite à des récits qui nous disent que l’humain doit devenir autre chose que luimême, plus fluide, plus performant, plus conforme à l’effacement de sa dignité.

Ce que je vois, de voyage en voyage, ce n’est pas seulement une mode ou une évolution des mœurs. C’est un glissement de civilisation. L’homme se laisse peu à peu convaincre qu’il n’est plus une fin, mais un matériau. Qu’il doit se corriger, se réecrire, se reprogrammer, pour entrer dans ce monde posthumain que certains nous promettent comme une évidence.

Voilà pourquoi j’écris cet article. Non pour avoir le monopole du vrai, ni parce que je voudrais nostalgiquement revenir à un passé idéalisé, mais parce que je ressens que c’est un devoir, presque une obligation intérieure, de se dresser contre cette dérive.

C’est mon devoir de dire non à ce projet qui veut dissoudre l’humain sous prétexte de l’augmenter, de dénoncer cette vision qui nous réduit à des rôles, des profils, des données, et d’appeler les justes d’entre-nous à une reconquête de nos visages d’hommes et de femmes, de nos liens, de notre langue, de notre corps, de notre âme.

Il est temps d’aller au-delà des témoignages et de prendre position.

Tous les jours en marchant sur la terre je vois des hommes et des femmes de plus en plus en représentation, de moins en moins en présence. Aujourd’hui je refuse de voir l’humanité devenir un décor et je choisis, humblement mais fermement, de me lever pour défendre ce qui, en nous, mérite encore d’être appelé humain.

  

Plaidoyer pour l’humain contre le projet posthumain

 

I. Le rêve glacé d’un monde posthumain

Il est un rêve qui rôde dans les couloirs de nos institutions, dans les laboratoires, dans les discours d’experts : celui d’un monde où l’homme ne serait plus qu’un brouillon à corriger.

Ce rêve ne porte pas de bottes cloutées, il marche en mocassins de conférence ; il ne brandit pas de mitraillette, il présente un power point.

On nous parle d’augmentation, de progrès, de fluidité, comme autrefois on invoquait la Providence.

Mais si l’on écoute derrière les mots, on entend autre chose : l’idée qu’il est temps de tourner la page de l’humain, de le dépasser, de le fondre dans une architecture plus docile, plus prévisible, plus rentable. C’est ainsi que naît le projet posthumain, non dans un cri, mais dans le machiavélisme devant la fragilité, devant l’imprévisibilité, devant la liberté des personnes.

II. Conditionner les esprits, préparer les corps

On ne peut pas arracher les racines de l’homme d’un seul coup. Il faut d’abord lobotomiser son cerveau. Ce travail se fait par une pluie fine d’événements qui suintent jour après jour dans la conscience collective.

Dans une école, quelque part, un enfant lève la main. Il demande pourquoi il ne peut pas jouer dehors plus souvent, pourquoi la cour est une dalle de béton sous un ciel sans arbre.

On lui répond que c’est plus “pratique”, plus “sécurisé”. La nature devient une option et une sortie scolaire la vraie vie, c’est l’écran.

À la maison, ses parents rentrent tard. Ils ont passé la journée à “optimiser des process”.

Le soir, chacun s’assoit devant sa lumière bleue. On ne se regarde plus, on se consulte. On ne se parle plus, on se texte. La famille se décompose sans éclat, comme une statue sous une pluie acide invisible.

Ce conditionnement n’a pas besoin de proclamations. Il se contente de répéter, partout, que la réalité est ce que l’écran te montre, puis à travers lui, on sème la peur, on fabrique la crise et la menace. Commence alors le cycle de la destruction sous la haute bannière du genre.

III. Détruire les appuis de l’humain

L’être humain se tient debout sur quelques piliers : un homme et une femme qui forment la famille, la communauté, la mémoire, la nature, la spiritualité.

Pour le rendre pliable, il faut fissurer ces piliers un à un.

Dans une entreprise, un cadre s’appelle Mohamed. Il travaillait autrefois dans une petite structure où il connaissait le prénom des enfants de ses collègues. Les décisions se prenaient autour d’une table, avec du temps, des voix qui tremblaient parfois.

Aujourd’hui, il est “manager de transition”. Il doit annoncer une restructuration décidée à mille kilomètres, par un logiciel de “Resource planning”.

Mohamed voit les visages se crisper, les épaules se voûter. Il rentre chez lui, les mains pleines de chiffres, le cœur plein de silences.

Son fils lui demande : “Papa, c’est quoi ton travail, vraiment ?” Mohamed ouvre la bouche, cherche un mot humain ; il ne trouve que “optimisation”.

Peu à peu, il se sent étranger à sa propre vie.

Il s’éloigne de son épouse, qu’il voit comme une variable de confort dans un tableau Excel de contraintes. La communauté se dissout : chacun pour soi, chacun sa courbe d’objectifs. La solidarité devient un mot sur une charte.

Dans le même temps, la spiritualité est tournée en ridicule.

Toute quête intérieure est repoussée au rang de superstition, tandis que l’on adore des idoles plus discrètes : la productivité, la croissance, le “Personal Branding”. Le sacré n’a pas disparu ; il a changé de visage.

IV. L’écriture inclusive : quand la langue devient champ de bataille

Dans ce paysage fissuré s’avance un nouveau drapeau : celui d’une langue qui se mire dans ellemême au lieu de servir la parole.

L’écriture inclusive prétend réparer la réalité en modifiant ses signes ; elle fait de la typographie une armée, de la grammaire un tribunal.

Dans une salle de classe, une professeure distribue des photocopies avec des points médians, des mots clairsemés comme un jardin qu’on aurait labouré à la machine.

Les élèves se penchent sur la page. Certains lisent lentement, butent, s’arrêtent. Une jeune fille dyslexique serre les dents : les mots qui étaient déjà difficiles se dérobent davantage.

On lui dit que c’est pour l’égalité. Elle ressent seulement une nouvelle difficulté.

Les phrases deviennent des labyrinthes typographiques où l’œil se perd avant que l’esprit ne puisse s’y poser. Ce n’est pas l’égalité qu’on sert, c’est une idée abstraite de justice qui oublie le corps du lecteur, son souffle, sa fatigue, sa vulnérabilité.

La langue, qui était un pont, devient champ de bataille. Elle cesse d’être milieu commun pour devenir signalement d’appartenance idéologique.

L’écriture inclusive repose sur une confusion : elle croit que l’injustice réside dans les mots, et non dans les structures, les situations, les gestes. Alors on frappe la langue, comme si en la blessant on pouvait guérir le réel, un sacrifice vain, où les premiers perdants sont les plus fragiles.

V. Défaire l’identité pour mieux contrôler

Le projet posthumain ne veut pas seulement modifier le corps ; il veut dissoudre lidentité. Ce qui était ancrage devient option ; ce qui était héritage devient simple variable.

Dans une institution, un comité se réunit pour discuter des “questions de genre”.

On y parle de “parcours identitaires”, de “selfdetermination, de transition. Chaque mot est soigneusement calibré, neutre, chirurgical.

Pendant ce temps, dans une famille ordinaire, un adolescent nommé Rayan traverse une crise d’adolescence. Il se sent en décalage avec les autres. Au lieu de trouver une écoute patiente, les nouveaux adultes-genres lui ont déjà prévu un discours et des cases déjà tracées.

On lui propose, très vite, de “se définir”, de mettre un label sur ce qu’il ressent. Sa quête, qui devrait être un chemin d’éducation, devient un formulaire, un hashtag.

Des années plus tard, Rayan se retourne sur ce passé. Il se rend compte qu’on lui a offert des solutions identitaires avant de lui offrir une écoute.

Il ressent un regret, une nostalgie d’une innocence qu’on lui a arrachée trop tôt. Il se demande : “Et si on m’avait simplement laissé traverser cette adolescence sans influence ?”

Nous sommes désormais dans un système qui transforme l’identité en produit, en trajectoire ou les humains deviennent dossiers, et non destins.

VI. Un monde en ligne, des vies horsligne

L’une des plus grandes illusions de notre époque est de confondre connectivité et présence.

Jamais les messages n’ont circulé aussi vite, jamais les êtres n’ont été aussi isolés.

Dans un appartement de ville, une jeune femme, Alia, passe sa soirée à faire défiler des images sur son téléphone. Elle voit des visages qui rient, des slogans, des indignations, des polémiques. Elle réagit, commente, lutte, s’épuise. Au bout de trois heures, elle réalise qu’elle n’a pas regardé par la fenêtre une seule fois.

Le lendemain, au travail, elle retrouve ses collègues. Chacun est penché sur son écran, relié à tout, attentif à rien. Les conversations sont fragmentées, ponctuées de notifications. Alia vit au milieu d’une foule virtuelle. Un soir, elle éteint son téléphone. La pièce semble soudain immense. Elle se rend compte qu’elle ne sait plus très bien quoi faire de ce vide. Ce vide est pourtant la porte d’entrée de la présence.

VII. Le corps, dernier bastion

Au cœur de cette tempête, il reste un refuge : le corps.

Longtemps, il a été notre première école, nous lui apprenions le courage, la fatigue, la vulnérabilité, la joie simple d’exister.

Aujourd’hui, le corps est traité comme un chantier.

On le mesure, on le surveille, on le massacre, on lui manque de respect. Dans les publicités, le corps naturel est une anomalie à corriger : trop ceci, pas assez cela. On ne le célèbre que s’il ressemble à un prototype percé, tatoué, genré, exposé, offert, abusé, consommé, partagé… tout sauf respecté !

Pourtant, il arrive qu’un être se réveille.

VIII. Ils ont servi le système… puis ils regrettent

Derrière la façade des institutions, il y a des repentis silencieux.

Dans des bureaux, des écoles, des studios de médias, certains commencent à sentir le poids de ce qu’ils ont servi.

Une responsable de ressources humaines, qui a mis en œuvre des politiques de “flexibilité totale” au nom du genre, se rend compte qu’elle a fabriqué des existences sans âmes, où la vie privée n’est plus qu’un résidu.

Un soir, après une réunion elle fond en larmes dans son bureau, elle ressent un choc. Elle comprend qu’elle avait perdu ses valeurs et son humanité

Dans une rédaction, un journaliste qui a alimenté pendant des années le flux continu d’informations sur l’approche de genre commence à souffrir d’insomnie.

Il revoit les titres qu’il a vus passer, les visages vide de sens qu’il a mis en avant, les vies qu’il a réduites à des “cas”. Il se demande combien d’hommes et de femmes il a contribué à éroder.

Un professeur, qui a appliqué avec zèle les nouvelles directives linguistiques, les protocoles identitaires, les programmes désincarnés, voit un jour un élève abandonner l’école.

Dans ce départ, il perçoit le prix de l’abstraction, cet enfant n’a pas besoin de théories, il a besoin d’un lieu, de liens, de parole.

Ces repentirs ne sont pas spectaculaires. Ils s’expriment dans des démarches discrètes avec une lettre de démission, une formation abandonnée, une réunion où quelqu’un, enfin, dit non. Ils sont les premières fissures dans la forteresse du projet posthumain. Indignez-vous disait Stéphane Hessel.

IX. Ils ont joué avec l’identité… puis ils regrettent

Derrière les campagnes colorées et les slogans sur la “liberté d’être soi”, il y a aussi un autre type de repentis que l’on n’entend pas.

Dans des cabinets de conseil, des associations, des services hospitaliers, des équipes pédagogiques, certains commencent à mesurer le poids de ce qu’ils ont encouragé sans toujours en saisir les conséquences humaines.

Une psychologue scolaire, qui a longtemps appliqué les protocoles à la lettre, en orientant des adolescents vers des parcours de “transition” dès les premiers doutes, se surprend à relire d’anciens dossiers.

Elle y voit des visages trop jeunes, des souffrances confondues avec des identités, des malêtre transformés trop vite en étiquettes définitives. Un jour, elle reçoit un message dun ancien élève : il lui écrit quil regrette, quil aurait voulu quon lui laisse plus de temps, plus d’écoute, moins de certitude. Ce message la traverse comme une lame.

Dans une clinique, un médecin a bâti sa réputation sur la “prise en charge affirmative” des questions de genre.

Des années plus tard, il commence à recevoir des patients qui reviennent en arrière, qui parlent de leur décision comme d’une fuite, d’une réponse trop rapide à une douleur plus profonde. Ils ne demandent pas qu’on efface ce qui a été fait, ils demandent qu’on reconnaisse qu’on est allé trop loin.

Le médecin se rend compte que, dans son zèle à ne pas “juger”, il a parfois cessé de questionner. Il a confondu l’accompagnement avec le cautionnement, le respect avec la validation automatique.

Dans une ONG, une militante a organisé des ateliers à l’école pour “déconstruire les stéréotypes de genre”. Puis elle voit un jour une classe entière réciter que “le genre est un choix, un ressenti, une construction totale”, sans plus savoir ce que signifie habiter un corps, grandir dans une histoire, trouver sa place dans une réalité donnée.

Elle remarque que certains enfants, en plein chaos familial ou affectif, se raccrochent au discours identitaire comme à une échappatoire, comme si changer de mot pouvait guérir une blessure. Elle comprend que l’on a fait du genre une issue rapide à des problèmes qui demanderaient un accompagnement long et profond.

Ces repentirs ne font pas la une. Ils n’éclatent pas en scandales ; ils murmurent dans des confidences, des prises de distance, des décisions de se retirer de certains dispositifs, de refuser certaines injonctions.

Ils s’expriment dans la voix d’un professionnel qui choisit de dire “je ne veux plus de ça“, dans le regard d’un enseignant qui décide de privilégier l’écoute plutôt que les catégories. Dans la plume d’un militant qui reconnaît qu’il a confondu la protection des personnes avec la fabrication de modèles.

Ce sont des fissures, là aussi, dans la forteresse du projet posthumain.

Des hommes et des femmes qui comprennent qu’on ne joue pas impunément avec l’identité, qu’on ne transforme pas le genre en simple variable sans toucher le cœur des personnes, qu’on ne peut pas réduire des âmes en jachère à des dossiers d’orientation. Et qui, parce qu’ils portent désormais ce regret, deviennent capables d’un autre geste : celui de remettre l’humain avant la cause, la personne avant le mot, le temps avant le protocole.

X. Repartir de l’humain

Face à cette dérive, il existe une réponse, simple et vertigineuse : repartir de l’humain.

Non de ses performances, mais de sa dignité ; non de ses interfaces, mais de sa présence ; non de ses identités, mais de son être.

Cela signifie redonner sa place à la famille comme lieu de loyauté, de transmission, de patience, et non comme simple agrégat juridique.

Redonner de la valeur à la communauté, à ces liens de proximité où l’on se connaît par le regard et non par le profil. Redonner son droit d’existence à la nature comme partenaire, et non comme décor.

Cela signifie aussi retrouver une langue qui respire.

Refuser de transformer l’écriture en champ de ruines typographiques ; protéger la clarté, la simplicité, la musicalité qui permettent aux mots de toucher les cœurs.

Ce n’est pas refuser l’égalité ; c’est refuser de la chercher dans les signes au lieu de la construire dans les actes.

L’égalité véritable se mesure à la qualité des relations, à l’accès au soin, à l’éducation, à la justice, non au nombre de points médians sur une page.

Enfin, repartir de l’humain, c’est accueillir la spiritualité non comme superstition, mais comme ce qui rappelle à chacun qu’il n’est pas uniquement une somme de données, mais une personne qui porte en lui une profondeur qui ne se laisse pas réduire à une courbe, une interface, un profil.

XI. Dire non, pour pouvoir dire oui

Un monde posthumain ne sinstalle pas en une nuit.

Il avance par consentements minuscules, par renoncements répétés, par lassitudes.

Résister, ce n’est pas se retirer du siècle ; c’est choisir où l’on met le oui et où l’on met le non.

Dire non à une langue qui confond lisibilité et signalement, pour pouvoir dire oui à une parole réellement inclusive parce qu’elle accueille les fragilités.

Dire non à des dispositifs qui remplacent les liens par des connexions, pour dire oui à des communautés vivantes.

Dire non à des protocoles qui transforment les âmes en parcours standard, pour dire oui à l’accompagnement singulier des destins.

Il nous appartient d’oser cet acte de discernement, car le pire ce n’est pas de lui dire oui aujourd’hui, mais c’est d’assurer sa continuité en lui vendant les cerveaux de nos enfants.

Alors, avant que l’humain ne devienne un souvenir dans ses propres villes, il nous reste cette liberté,

celle de nous regarder, de nous parler, de nous choisir comme humains non genré, encore, et pleinement.

Il y a quelques jours Laura ABOLI disait :

« On ne doit pas s’y tromper.
Le but de ce projet est d’éradiquer l’humanité telle que nous la connaissons. Il faut énormément de violences psychologiques pour amener une espèce intelligente comme la nôtre à consentir à sa propre extinction.

Nous vivons, la destruction de la famille, les enfants endoctrinés par l’État, l’effacement de la spiritualité et du sacré dans l’éducation, la nourriture et l’eau toxiques, les réseaux sociaux remplaçant les liens humains réels, le stress permanent, la dépression, la propagation des drogues et de l’alcool, l’information de masse qui étouffe la réflexion, le relativisme moral érigé en nouvelle religion. La création d’une génération entière d’êtres hybrides, partiellement humains, partiellement technologiques, prêts pour le projet transhumaniste.

Dans ce contexte, la masculinité est attaquée, psychologiquement et biologiquement. La féminité est également attaquée : les femmes sont remplacées dans le sport et dans certains domaines de la vie publique par des hommes se présentant comme femmes, tandis que les enfants sont endoctrinés dès l’école pour croire que le genre est un simple choix, une construction purement subjective.

Le mouvement transgenre n’est pas un mouvement de base, spontané, venu de la population. Il est encouragé, financé, promu par le sommet, par des puissances qui l’utilisent comme outil d’ingénierie sociale. Il ne s’agit pas d’une défense authentique de la liberté d’expression, de la diversité des sexualités ou des droits civiques. Il s’agit d’une pièce dans un plan beaucoup plus vaste, intimement lié au transhumanisme. L’objectif est de nous amener à questionner, puis à dissoudre les notions les plus fondamentales de l’identité humaine : être homme ou femme, être incarné dans un corps, être enraciné dans une histoire, une culture, une spiritualité.  Une fois ces repères détruits, l’être humain devient beaucoup plus simple à reconfigurer, à remodeler, à intégrer dans un système où l’on ne parle plus d’âmes ni de personnes, mais de “ressources humaines”, de profils, de données, de modules adaptables. »

 

Nabil FELAH

Senior Strategy Advisor to governements
Experet in public sector reform,
international governance and crisis diplomacy
 
Sens Critic Strategic Circle 
79, Avenue de Ségur
75015 Paris
 

Laisser un commentaire